La dette publique de la France s’est alourdie de près de 71 milliards d’euros au deuxième trimestre 2025, à 3.416 milliards, selon l’Insee. Elle atteint 115,6 % du PIB, dépassant une nouvelle fois la richesse économique du pays. La France fait partie des pays les plus endettés de la zone euro, devancée seulement par la Grèce et l’Italie. D’où vient cette dette ? A plus de 80% elle provient du budget de l’État, 9% de la “Sécu” et 8% des collectivités locales. Que représente-t-elle en termes de charge pour les comptes publics ? La charge des remboursements atteindra 67 milliards d’euros en 2025, c’est un niveau historiquement élevé. Ce poste budgétaire vient concurrencer les crédits alloués aux politiques publiques. Il a désormais dépassé celui de la Défense et se rapproche de celui de l’Éducation nationale. Comment replacer le budget de l’État sur une trajectoire vertueuse sans accablement fiscal ni saper les fondements de notre État ?
Convergences Travaillistes fait le double pari de la responsabilité et de l’imagination. Nous formulons des propositions pour revenir à un équilibre soutenable de nos comptes publics en affirmant des priorités fortes, en matière de services publics et de travail. Avec Bruno Coquet, expert à l’OFCE, nous dessinons un chemin de rétablissement fondé sur la vérité et la transparence des comptes. Ce sont les clés essentielles d’un budget qui sollicite l’effort des françaises et des français. Nous entrons dans le détail des arbitrages, sans déni sur notre haut niveau d’intervention publique ni tabou sur son efficacité relative. Avec, avant tout, le souci de la justice et de l’équité, gage d’une prospérité économique et sociale plus saine.
Théo Lazuech
Jean-Marc Pasquet
Danielle Picard
DATA | 100 EUROS DE DÉPENSE PUBLIQUE
| Poste | % | Commentaires |
|---|---|---|
| Etat et organisation centrale | 34 | Dont éducation, recherche et enseignement supérieur (~20% des dépenses du budget général), devant la Défense |
| Administrations publiques locales | 20 | Deux tiers sur le bloc communal, un quart département, solde Région |
| Sécurité sociale | 46 | La protection sociale représente près d’un tiers de la richesse nationale (contre un peu plus d’un quart dans l’UE) |
En France, les dépenses publiques représentent 57,1% du PIB (1 670 milliards d’euros) tandis qu’en Union européenne elles s’élèvent à 49,2% du PIB. La France se situe au deuxième rang des pays de l’Union européenne en termes de dépenses publiques.
QUIZZ | LOI DE FINANCES
Trois questions pour évaluer vos connaissances sur les enjeux budgétaires publics… c’est à vous !
1/ Si le parlement avait adopté le plan initialement proposé par François Bayrou pour 2026, l’ensemble des dépenses publiques (Etat, protection sociale et collectivités…)…
- a) …aurait baissé
- b)…aurait augmenté
- c) se serait stabilisé
RÉPONSE B : malgré les 43,5 milliards d’euros demandés comme effort aux français, il s’agit en réalité d’un montant portant sur leur augmentation naturelle. Dans le contexte, le total des dépenses publiques ralentirait sa hausse pour progresser malgré tout de près de trente milliards supplémentaires.
2/ Le paiement des intérêts de la dette publique qui est actuellement de 67 milliards d’euros passerait en 2030 à…
- a) …57 milliards
- b)…78 milliards
- c)… 100 milliards
RÉPONSE B : Avec un déficit le plus élevé de la zone euro (5,8% de son PIB) et une dette qui pourrait frôler les 3 500 milliards en fin 2025, la charge des intérêts ne cesse d’augmenter. Pour inverser la tendance et faire diminuer la dette, il faudrait repasser à moins de 3% de déficit par rapport au PIB.
3/ Les dépenses publiques de la France font partie des plus élevées de la zone euro avec la Finlande pour représenter environ 57% de son PIB. Cela reflète des choix historiques en faveur notamment de la protection sociale (alors que celle-ci ne génère que moins de 10% de notre dette publique). De combien ce niveau français est-il plus élevé par rapport à la moyenne de la zone euro?
- a) …4 points
- b)…6 points
- c)… 8 points
RÉPONSE C : La moyenne de la zone euro tourne autour de 49% pour un poids des prélèvements obligatoires représentant environ 43% du PIB : la différence représente le déficit public.



