La campagne : l’avenir de la ville ?
Florence de Massol, adjointe au maire de Thiézac
Longtemps perçues comme en retrait, les campagnes apparaissent aujourd’hui sous un jour nouveau. Rusticité, environnement préservé, abondance locale, résilience : ces territoires portent en eux des réponses concrètes aux crises contemporaines. Leur rôle stratégique ne cesse de croître, en particulier dans des domaines essentiels comme l’écologie et le climat, l’alimentation et l’énergie.
Les spécificités, notamment foncières et environnementales, des territoires ruraux permettent d’y mettre en place des solutions de transition écologique et d’adaptation aux conséquences du dérèglement climatique.
Territoires de potentiels
Les projets d’énergies renouvelables permettent de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Et où peut-on implanter éoliennes et parcs solaires, chaufferies biomasse et barrages ? En mer mais surtout dans nos territoires ruraux. Avec deux bémols : certains territoires sont saturés d’éoliennes et pour d’autres, la concurrence des usages doit être mieux interrogée (peut-on détruire une forêt pour y construire un parc solaire ?).
La relocalisation de certaines productions industrielles, comme la culture du lin, rend notre économie plus résiliente. Mais il y a un effort certain à faire pour que les industries du papier et de la construction bois, dépendants des forêts, du cuir et de la laine, dépendants de l’élevage, du gaz vert, dépendants des déchets agricoles, etc., prennent (ou reprennent) leur place dans l’économie française et européenne. Parce que, là aussi, il y a un bémol : la sévérité et la multiplication des normes françaises nous affaiblissent vis-à-vis de la concurrence, notamment européenne, mais aussi chinoise et mondiale. L’exemple de l’industrie sucrière, affaiblie par la destruction de la culture de betteraves parce qu’elle doit faire face à l’impossibilité de protéger ses rendements, est exemplaire.
Il y est possible de répondre aux enjeux de protection de la biodiversité et du foncier en maintenant développement économique et démographique. N’oublions pas que le bocage, un des paysages agricoles le plus travaillé par les humains, est aussi un des plus riches en biodiversité. Nous savons concilier agriculture et nature, même dans les territoires de grande culture, en y réintroduisant haies et arbres, prairies naturelles et zones humides. De plus, créer des réserves d’eau accessibles à la faune et aux pourtours enherbés, des « bassines » favorables à la biodiversité, permettraient également de protéger nos ressources en eau, point extrêmement sensible de notre adaptation aux conséquences du dérèglement climatique.
Les territoires ruraux pourraient mieux nourrir la France. Et c’est en route ! Avec l’essor et la généralisation des circuits courts [1] et le développement du « fait en France » [2], le déploiement de contrats entre les villes et leur ceinture maraîchère [3], la mise en œuvre de modèles de culture plus résilients et innovants. Paradoxalement, le dérèglement climatique permet de cultiver en France des espèces jusqu’alors à l’aise plus au sud (avocats, pistache, grenade, …) [4]. De plus en plus d’acteurs ont compris qu’il était indispensable d’allier innovations scientifiques et techniques et savoir-faire traditionnels.
Alors que le tourisme se recentre sur la France et l’Europe, les territoires ruraux de notre pays grâce à leur extrême diversité de paysages, de climat, de terroir, de patrimoine et de structures agricoles ont la capacité d’accueillir un public de plus en plus nombreux et varié. Et nombre de communes ne s’y sont pas trompées mettant en avant leurs potentiels.
Les modes d’hébergement se diversifient aussi avec un engouement de plus en plus marqué pour le tourisme nomade où les vans et les camping-cars sont prédominants. Mais le succès des randonnées itinérantes comme le chemin de Stevenson ou les pèlerinages permet à de toutes petites communes de capter un peu de cette manne à la fois économique et sociale. On pourrait presque dire que la ruralité rend un immense service de santé publique à notre pays en déstressant et en proposant des activités physiques à bon nombre de nos concitoyens.
En matière de cohésion sociale et de qualité de vie, les campagnes font envie à ceux qui luttent quotidiennement contre le stress et les problèmes de santé associés aux environnements urbains. Ces territoires sont aussi ceux où le « vivre ensemble » reste une réalité quotidienne. Contrairement aux idées reçues, la solitude rurale n’est pas une fatalité géographique mais une réalité sociale. La solidarité, vis-à-vis, notamment des ainés, est parfois plus solide dans les régions où le climat, l’altitude et la dureté de la vie l’ont rendu indispensable.
L’objectif n’est donc pas de « sauver » les campagnes, mais de les repositionner comme moteurs du modèle territorial français. L’écueil principal, c’est ce sentiment tenace : celui d’être à la fois concernés… et oubliés, sommés de s’adapter, sans toujours en avoir les moyens.
L’enjeu est donc stratégique : les territoires ruraux ne sont pas un problème à corriger mais un levier à activer et une opportunité à développer.
Notre plan ruralité en six points
Si les deux premières parties montrent à la fois les fragilités spécifiques des ruralités et les ressources qu’elles recèlent, l’enjeu est désormais de traduire ce constat en priorités opérationnelles. À l’échelle communale, il s’agit moins d’additionner des dispositifs que de construire une stratégie cohérente, lisible et adaptée au réel.
La question devient alors concrète : comment une commune de 600 habitants peut-elle offrir des services comparables à une grande ville tout en conservant sa qualité de vie ? Comment peut-elle regagner des habitants ? Comment peut-elle rééquilibrer sa pyramide des âges ?
Les réponses résident dans le fort engagement de sa population, la solidarité et l’innovation locale : mutualisation, polyvalence, ancrage territorial. Bureau de poste, commerces, services, vie associative sont autant de leviers pour maintenir et développer la vitalité.
La ruralité ne se résume ni à l’agriculture, aux déserts médicaux, aux chasseurs ou aux danses folkloriques. Elle est multiple : périurbaine, productive ou hyper-rurale.
On l’a vue précédemment, pour qu’elle puisse jouer ce rôle de ressources face aux défis du siècle, plusieurs axes structurants s’imposent : garantir les services essentiels, faire de la mobilité une priorité, développer l’économie de proximité, accélérer les transitions écologique et numérique, renforcer l’attractivité et la démographie et redonner du pouvoir d’agir aux acteurs locaux. Faire confiance aux territoires c’est à la fois un gage de réussite et de financements bien utilisés.
1 – Garantir un socle de services essentiels accessibles
Objectifs :
- Aucun renoncement aux droits pour raisons territoriales
- Passer d’une présence administrative formelle à une présence utile et accessible
Mesures :
- Création de maisons de services publics multisites (appui aux démarches…) ou services publics itinérants : « biblio et ludo bus », soins médicaux, écriture publique, aide administrative ou juridictionnelle
- Maintien ou réouverture ciblée d’écoles regroupant les services à la petite enfance et des services de santé en favorisant la polyvalence des bâtiments publics
- Mutualisation intercommunale des services (sans accentuer la concentration de ces services trop loin des habitants).
Avoir accès à un socle de services essentiels est une demande majeure des habitants. C’est cela qui fera reculer le sentiment d’abandon et de déclassement qui motive les votes vers les extrêmes et l’abstention. La présence administrative est indispensable mais elle doit aussi prouver son utilité. La création des maisons France Services va dans le bon sens, même si la population tarde à s’emparer pleinement de cet outil : manque de communication ? Trop grande discrétion ? Implantation faisant reculer celles et ceux qui souhaitent plus de confidentialité ?
La question de l’école est également centrale car fermer une école, c’est priver une commune de son futur. Les conséquences psychologiques sur les habitants sont énormes. Une gestion purement comptable, mettant face à face le nombre d’élèves et la présence d’un enseignant, n’est pas la bonne solution. Le maintien ou la réouverture ciblée d’écoles permet à des familles de rester au village ou même de s’y installer. Elles pourront ainsi envisager d’autres naissances. Cela joue donc positivement sur la démographie.
De plus en plus de communes et d’intercommunalités complètent cette offre éducative par la création de micro-crèches qui pourront prendre en charge les enfants avant l’école maternelle. Cela permet aussi d’attirer des familles et de les fixer dans la commune. Une micro-crèche intercommunale s’est ainsi installée à Thiézac, dans le bâtiment accueillant l’école.
En Auvergne-Rhône-Alpes, les retraités représentent 41,3% des ménages dans les espaces très peu denses, contre 28,4% dans les territoires denses. Développer la télémédecine (si elle est véritablement accompagnée, par exemple par des infirmières ou infirmiers en pratique avancée) et des services de santé accessibles est particulièrement nécessaire dans les territoires ruraux. Surtout quand on sait qu’avec l’âge, les besoins en soins augmentent…
2 – Faire de la mobilité un service public prioritaire
Objectifs :
- Permettre une mobilité diversifiée pour s’adapter aux différentes populations (âge, activités, genre,) car la mobilité conditionne l’accès à tout le reste
- Réduire la dépendance subie à la voiture [5]
Mesures :
- Mise en place de transports à la demande et de navettes de proximité (vers les marchés, les pharmacies et centres de santé, le centre social, …)
- Soutien aux covoiturages organisés locaux
- Hubs de mobilité rurale (arrêt de bus, gare, vélo, voiture partagée)
- Tarification sociale des déplacements
- Installation de bornes de recharges électriques vélo et voiture
La mobilité à Thiézac
La mobilité constitue aujourd’hui un point noir majeur. Elle conditionne l’accès à l’emploi, à la culture, aux soins et aux services. Développer des transports à la demande, encourager le covoiturage ou créer des hubs de mobilité rurale est indispensable.
Avec ses 42 km², Thiézac est la commune la plus étendue de sa communauté. C’est dire si les mobilités y sont un sujet essentiel de la vie quotidienne.
Avec seulement une seule gare ouverte dans toute la vallée, à Vic sur Cère, et 8 trains par jour desservant d’un côté Aurillac, préfecture et principal bassin d’emploi du département, et de l’autre Clermont-Ferrand, ancienne capitale de l’ancienne région Auvergne, la desserte ferroviaire suffit au tourisme mais ne permet pas aux travailleurs pendulaires d’utiliser autre chose que leur voiture. En rouvrant des gares dans les 4 autres villages de la vallée, la voie ferrée pourrait devenir un « métro rural ».
La population est convaincue, mais la région Auvergne-Rhône-Alpes l’est moins…
Même si réduire la dépendance subie à la voiture est un objectif respectable, soyons lucides : développer, en zone rurale, en particulier dans les zones de montagne, un réseau de transport en commun aussi dense que dans les villes est impossible. Le véhicule individuel, associé à des transports en commun, est une solution. Ainsi Thiézac et sa Communauté des communes souhaitent installer des parkings deux roues (vélo, VAE, trottinettes, scooter, …) près des arrêts des bus et des quelques gares restantes encore ouvertes dans la vallée. La route, son asphalte, sa vitesse, sa pollution et son identité liée à la voiture individuelle, est devenue la bête noire de trop nombreux écologistes. Or, au même titre que le rail, c’est une infrastructure de transport. C’est pourquoi, surtout dans les zones rurales, la route doit être préservée, entretenue et expliquée.
L’électrification progressive des véhicules la rendra plus acceptable.
Sortir de notre dépendance aux énergies fossiles et passer à l’électrique reste un impératif tant économique que politique et climatique. Malheureusement, l’accès aux véhicules électriques en zone rurale est encore anecdotique. Il y est plus faible que dans les zones urbaines.
Une mobilité électrique réduite
Taux de pénétration pour l’ensemble des véhicules électriques :
- 0,79 % en zone urbaine
- 0,57 % en zone rurale
Environ 82 % des voitures électriques sont immatriculées dans une commune urbaine.
L’installation de bornes de recharge municipales, dans les bourgs et les hameaux, pouvant être accompagnée par l’implantation de panneaux solaires et de batteries pour les alimenter, est nécessaire.
3 – Développer une économie locale et productive
Objectifs :
- Recréer de l’activité non délocalisable
- Priorité à l’économie du quotidien
- Mobiliser le foncier rare en zone urbaine
Mesures :
- Soutien aux commerces multi-services et de rencontres
- Développement des circuits courts alimentaires en lien avec les producteurs et les transformateurs locaux
- Accompagnement à l’installation d’artisans et indépendants y compris itinérants
- Création et animation de tiers-lieux ruraux (travail, services, culture). Attention car leurs budgets de fonctionnement et d’animation sont importants
- Mettre en œuvre des parcours d’autonomie et de prise en charge pour les personnes âgées habitant en nombre les territoires ruraux. Ces « Territoires de seniors » pourraient bonifier et associer les dispositifs existants : aide à domicile, appui aux solutions pour personnes autonomes (colocation, résidences) et à l’installation de maisons médicalisées et d’EHPAD
- Soutien aux nouveaux acteurs d’un tourisme durable (hébergement innovant, découverte des activités paysannes, mise en valeur des paysages, de la biodiversité et du patrimoine social, culturel, cultuel et naturel, observations astronomiques, …)
- Développement du tourisme nomade
- Expérimentation de la production du cannabis à visée thérapeutique aujourd’hui importé, sous contrôle de l’armée comme en Italie
Avoir un accès plein, pérenne et durable à la fibre est indispensable. Plus encore qu’en ville, la vie quotidienne et l’économie des ruralités ont été transformées par la généralisation de l’accès à internet et la progression des réseaux sociaux et de l’IA. Quel paradoxe que d’avoir parfois un accès plus facile à Hong Kong qu’à la ville voisine ou que de faire connaître son artisanat en Australie alors qu’on peine à le vendre faute de commerce accessible.
Les jeunes générations ne resteront ou ne reviendront dans les territoires ruraux qu’à ce prix-là.
Thiézac, en créant une boutique rassemblant les artisans locaux, espère leur permettre de développer leur activité.
4 – Faire de la transition écologique territoriale un levier de développement
Objectifs :
- Faire des ruralités des territoires pilotes
- Transformer une contrainte en avantage comparatif
- Développer la résilience des territoires face aux conséquences du dérèglement climatique
Mesures :
- Permettre aux collectivités territoriales d’accéder à l’équivalent de MaPrim’Renov
- Développement des énergies renouvelables avec retombées locales économiques mais aussi sociétales
- Protection active des sols agricoles et naturels
- Gestion locale et durable de l’eau et de la biodiversité
- Rénovation énergétique de l’habitat rural et généralisation des installations solaires sur les toits
- Développement d’un tourisme durable
- Aide et soutiens aux innovations agricoles : agroforesterie, couverts végétaux multi-espèces, prairies permanentes et diversifiés, irrigation optimisée et gestion quantitative, cultures moins gourmandes en eau (sorgho, millet, blé dur, orge, épeautre, fonio, …), nouvelles techniques génomiques NTG, méthanisation, valorisation des effluents d’élevage (fumier et urine) en remplacement des engrais chimiques, modification de l’alimentation pour réduire la production de méthane des animaux, fermes en polyculture et élevage intégrée, …
La transition écologique représente une opportunité unique de développement vertueux, grâce, notamment, aux travaux, non délocalisables, dans le domaine du bâtiment.
5 – Renforcer l’attractivité résidentielle et les nouveaux modes de vie
Objectifs :
- Capter les nouvelles dynamiques post-Covid
- Faire de la ruralité un choix de vie durable
- Favoriser l’expérimentation de nouveaux modes de vie
Mesures :
- Accueil des néo-ruraux et télétravailleurs
- Politique active pour rendre le logement accessible : utilisation facilitée des logements vacants, reconquête des centres bourgs, densification des zones pavillonnaires, coliving rural, …
- Couverture numérique complète et fiable
- Développement de l’offre culturelle et associative en, par exemple, multipliant les « Résidences de Territoire », en multipliant les échanges entre départements et en mettant en valeur les ressources locales
- Développement de l’offre de logements locatifs en utilisant le patrimoine communal et les bâtiments agricoles vacants et abandonnés
- Réseaux et parcours sportifs familiaux : marches, cross…
Le manque de logements se fait aussi sentir dans les territoires ruraux. Il impacte sérieusement la vitalité de ces territoires. Comment fonder une famille si on a pour seule perspective de cohabiter avec ses parents ? Si les logements touristiques sont devenus indispensables à l’économie locale, leur développement sans régulation est problématique. Mais il ne faut pas négliger d’autres pistes : si les écoles n’accueillent plus autant de classes qu’avant, il est sans doute possible d’y créer quelques logements locatifs ; même chose pour certains bâtiments vacants (anciens commerce, bâtiments agricoles ou industriels, lieux de culte désacralisés, …).
A Thiézac, par exemple, 4 logements sociaux existent dans le bâtiment accueillant mairie, micro-crèche et école. 3 de plus vont être créés. L’ancienne école privée a, elle aussi, été entièrement transformée en logements sociaux. Dans ce domaine comme dans tant d’autres, une aide administrative et technique de mise en œuvre de projets innovants pourrait être proposée aux communes par les Régions et les Départements.
6 – Développer le pouvoir d’agir des élus, élues et des habitants
Objectifs :
- Passer d’une ruralité administrée à une ruralité actrice
- Restaurer la capacité d’initiative locale
Mesures :
- Simplification des normes notamment pour les petites communes : hiérarchie des normes validée par la population
- Budgets participatifs ruraux
- Soutien aux initiatives citoyennes locales
- Renforcement des coopérations intercommunales et mutualiser les moyens
Croiser les expertises des habitants, des élus et des techniciens est indispensable. Cela permet, à la fois, que les projets soient acceptés et soutenus par le plus grand nombre et qu’ils répondent aux besoins du territoire. Pourquoi dépenser une fortune dans la création d’un rond-point rapidement ringard mais qui fait plaisir à la maire plutôt que dans la réfection des vestiaires du terrain de sport ? La consultation de la population aurait pu permettre de faire un meilleur choix…
La commune, catalyseur des dynamiques territoriales
A Thiézac, tout le monde, ou presque, sait ce qu’est le changement climatique. Plus encore qu’en ville, chacun en mesure les conséquences quasi quotidiennement. Cette prise de conscience est souvent accompagnée d’angoisse et de déni. Mais la proximité des structures municipales et des administrations locales permet aussi de mettre en œuvre des solutions qui, si elles sont modestes, répondent à des objectifs globaux. Pour être source de solutions et d’adaptations, pour ne pas être perçue comme une idéologie excluante et punitive, l’écologie doit être issue du territoire, de ses spécificités et de ses habitants. Rattrapée par la complexité du réel, elle peut ainsi être à la fois pragmatique et ambitieuse, ancrée dans le quotidien et tournée vers le monde.
Dans les territoires ruraux, il est plus aisé de passer d’une écologie du décret à une écologie du vécu. En effet, la proximité, le fait de percevoir qu’on est vraiment embarqué ensemble sur le même territoire, l’impact quotidien et perceptible du dérèglement climatique, mais aussi leurs atouts en termes de qualité de l’environnement et de la biodiversité, la solidarité paysanne, la sensation de pouvoir agir, sont autant d’éléments qui en font des territoires d’avenir.
Affirmer l’égalité territoriale comme priorité républicaine et la ruralité comme source de solutions aux crises contemporaines, c’est passer d’une logique de compensation, et même de gestion du déclin, à une logique de projet territorial offensif.
Sur bons nombres de sujets les territoires ruraux doivent bénéficier de la solidarité/reconnaissance nationale. Si pour supprimer un maximum de zones blanches pour les téléphones portables, les opérateurs ont l’obligation d’intervenir sur les territoires les plus ruraux sans condition d’abonnés et de chiffres d’affaires minimums, il devrait en être de même sur des sujets aussi fondamentaux que le ferroviaire, les déchets, le développement économiques, la rénovation énergétique, etc…
« Pour la France, les ruralités ne sont pas un problème à corriger, mais une chance à organiser et à saisir ! »
Florence de Massol, adjointe au maire de Thiézac
